Voici une reprise
d'argumentaires, du Député Européen PS Henri Weber, contre les primaires :
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La Commission socialiste sur les primaires, présidée par Arnaud Montebourg propose de désigner notre candidat à l’élection présidentielle au moyen d’une «primaire de toute la gauche», sur le
modèle italien . Tous les électeurs se réclamant de la gauche seraient invités à choisir entre des candidats émanant des divers partis ou associations progressistes. Le vainqueur, désigné par
plusieurs millions de citoyens, bénéficierait d’une légitimité et d’une dynamique politiques formidables.
Cette procédure permettrait de surmonter la crise de leadership qui frappe la plupart des partis de gauche et de sélectionner le candidat le plus apte à l’emporter dans notre démocratie
d’opinion. La proposition est séduisante, mais elle suscite toutefois cinq objections.
1. Tout d’abord, c’est une proposition irréaliste. Les principales familles politiques de la gauche veulent figurer dans cette reine de toutes les élections, qu’est, en France, l’élection
présidentielle. Elles sont d’autant moins enclines aujourd’hui à passer leur tour, que la grave crise que traverse le Parti socialiste leur laisse espérer agrandir leur place au soleil. La
primaire de toute la gauche existe, c’est le premier tour de l’élection présidentielle.
Une certaine pluralité des candidatures à gauche est souhaitable, à condition qu’il y ait un accord de désistement au second tour, fondé sur un contrat de gouvernement. En édifiant «la Maison
commune de la gauche», c’est à cela que nous travaillons. Il faut ratisser large, si on veut rassembler ample.
2. La primaire de toute la gauche peut-être fortement contre-productive. Les candidatures seront nombreuses, puisque le rapport Montebourg recommande des «critères peu restrictifs» pour pouvoir
concourir.
La campagne pour la désignation sera longue et âpre : les candidats mettront naturellement l’accent sur ce qui les oppose, non ce sur ce qui les unit.
Les contentieux risquent d’être nombreux, car il est difficile d’assurer la sincérité du vote lorsqu’on ne dispose pas, pour l’organiser, de l’administration municipale. Si les primaires
italiennes ont été bon enfant, c’est parce qu’elles étaient des primaires de ratification.
3. Romano Prodi avait été désigné par les partis formant la coalition de l’Olivier. Les primaires qui ont suivi visaient à ratifier ce choix par les électeurs afin de donner à Prodi une
légitimité populaire qui lui manquait. Il en fut de même avec Walter Veltroni. Dans les deux cas, l’issue ne faisait guère de doute.
4. La «primaire de toute la gauche» qui nous est proposée est d’une toute autre nature. Il s’agit d’une primaire de désignation. Son enjeu est énorme, son issue est d’autant plus incertaine que
les candidats socialistes en lice seront nombreux.
Le séquençage en trois étapes, proposé par le rapport - d’abord le vote dans 10 départements, ensuite dans 20, enfin dans toute la France - constitue une procédure lourde et peu conforme à notre
culture politique. Les primaires à l’américaine sont adaptées au fédéralisme des Etats-Unis, elles ne sont pas transposables dans un Etat centralisé comme la France.
5. On peut faire confiance au Grand Communicant de l’Elysée pour stigmatiser la division et le nombrilisme de la gauche, contrastant avec l’unité et le sens de l’intérêt général de l’UMP et de
son gouvernement. Sarkozy ne restera pas inerte. Organiser une confrontation aussi conflictuelle et complexe entre janvier et juin 2011, au plus fort de la crise, c’est donner à la droite des
verges pour se faire battre."
"Le débat sur l'alliance PS-Verts-MoDem ne se fait sur aucun thème concret, il est uniquement question de combinaisons politiciennes"
"le Parti socialiste est dans un processus d'effondrement opportuniste. Jean-Luc Mélenchon (PG)
'"Il y en a qui cherchent à imaginer des primaires à gauche pour 2012", alors qu'ils "feraient bien de chercher à ne pas être les derniers contre la droite en 2009". Olivier Besancenot (NPA)
Pierre Laurent, coordinateur national du Parti communiste français, estime que les spéculations sur une « grande coalition » évacuent tout débat sur l’alternative à opposer à un système en
crise