Samedi 21 novembre 2009

Un débat public extraordinaire consacré à la réforme des collectivités territoriales s’est tenu ce mercredi 18 novembre dans la salle du conseil municipal. L’initiative de ce débat en revient au Maire de notre ville, Dominique ADENOT et il convient de l’en remercier. En effet, tous les maires du Val-de-Marne ne sont pas enclins à accorder la parole à leurs concitoyens. La salle du conseil municipal a ainsi accueilli de nombreux citoyens campinois en dépit de l’heure atypique de début du débat (18 h 30).

 

Le Maire a plutôt bien introduit et synthétisé les enjeux de l’avant-projet de loi de réforme des collectivités territoriales prochainement débattu dans les deux assemblées parlementaires. De l’élection programmée des conseillers territoriaux au Grand Paris en passant par la suppression de la clause générale de compétence, les sujets d’inquiétude ne manquaient pas. Sans parler de l’incongrue suppression programmée de la taxe professionnelle ou comment mettre la charrue avant les bœufs. En effet, avant de parler du financement d’un projet, il convient de prendre le temps de définir et de débattre du projet en lui-même.

 

Des interventions citoyennes exprimées lors de ce débat municipal l’on retiendra la vive émotion exprimée par une campinoise inquiète pour l’avenir professionnel de son mari technicien TOS des lycées. Difficile également de ne pas mentionner l’amertume d’un citoyen campinois qui signalait l’augmentation continue des loyers dans un contexte de stagnation permanente de ses revenus annuels. Il était également question pour une campinoise d’exprimer l’existence d’une identité campinoise menacée de dissolution dans le Grand Paris. Un autre campinois préférait rappeler que l’identité campinoise ne lui semblait pas contradictoire avec le sentiment d’appartenance à l’agglomération parisienne, et qu’il percevait le projet de réforme des collectivités comme une opportunité de développement économique à saisir.

 

J’intervins alors en tant que secrétaire de section du Parti Socialiste de Champigny-sur-Marne. Il me semblait important, entre autres, de rappeler l’appréciation positive de l’intercommunalité exprimée par le Parti Socialiste tendant à souhaiter l’intégration volontaire de toute commune dans un EPCI à l’échéance du 01er janvier 2011. Je souhaitais conclure en invitant le Maire à porter le débat de l’intercommunalité à l’occasion des Rencontres Citoyennes. La complexité inhérente à la conception intercommunale d’un projet de territoire ne me semble pas constituer un motif suffisant pour écarter d’un revers de main l’hypothèse de l’intercommunalité. Le Secrétaire de Section du Parti Communiste lit alors un communiqué de dénonciation du projet présidentiel de démolition des collectivités territoriales.

 

Et puis la parole fût attribuée aux groupes politiques municipaux. Yves Fuchs exprima la vision de l’association citoyenne des Boucles de la Marne concernant  ce projet de réforme territoriale. Laurent JEANNE au nom du MODEM de Champigny-sur-Marne exprima une vision critique et nuancée de l’avant-projet gouvernemental en question. Et nous sommes enfin arrivés à la « cerise sur le gâteau » des interventions des deux groupes municipaux de droite. Jusqu’alors les avis des uns et des autres en matière de réforme territoriale se caractérisaient par l’appel à la prise en compte des intérêts des citoyens campinois. 

 

Avec la Droite campinoise le vocabulaire du Grand Paris fût bien différent ; l’objectif de la réforme territoriale consistait pour cette dernière  à rendre l’agglomération parisienne plus « compétitive » dans un contexte de concurrence internationale des grandes métropoles (Londres, Berlin, etc…).  La perception par la Droite campinoise du projet régional de développement de transports en commun se caractérisa par l’objectif de liaison rapide entre les grands pôles d’activités de l’agglomération parisienne (Roissy – Orly – La Plaine Saint-Denis – Plateau de Saclay – La Défense, etc…). Or, nous savons que le projet présidentiel de liaison rapide en rocade entre les principaux pôles d’activité pourrait se traduire par une absence de station de métro à Champigny-sur-Marne.

 

Bref, l’Etat pourrait préempter des terrains de notre ville de façon autoritaire sans juger utile d’y installer de station. Les Campinois auraient ainsi la joie d’observer les bruyants passages de trains qu’ils ne pourraient pas prendre, ou comment subir les inconvénients d’un beau projet sans en tirer le moindre avantage…La version actuelle du projet présidentiel de métro régional en rocade s’avère éloignée des conceptions citoyennes des propositions concurrentes de la Région Ile-de-France (Arc Express) et du Département du Val-de-Marne (ORBIVAL). L’Etat avance la création de 4 stations dans le Val-de-Marne quand le projet ORBIVAL en prévoit 20…

 

Le projet régional Arc Express prévoit de rouler moins vite en raison du rapprochement des nombreuses stations afin de « prendre tout le monde à bord », quand le projet présidentiel concurrent programme de transporter les actifs de quelques villes en vitesse rapide afin que ces derniers puissent « travailler plus pour gagner plus ». Que répond la droite campinoise municipale à l’hypothèse d’absence de station de métro dans notre ville ? Qu’il ne faut pas être obsédé par les légitimes attentes de nos concitoyens campinois, qu’il faut penser « global » et non « local ». Il ne s’agirait pas de défendre des « intérêts corporatistes ». Circulez il n’y a rien à voir, l’empressement quotidien des hommes d’affaires à rejoindre les aéroports prévaudrait sur la double nécessite de désenclaver les quartiers campinois et de diminuer l’important taux de chômage de notre ville. Mais l’intervention de la Droite campinoise ne s’est pas arrêtée aux questions de transports en commun.

 

Un conseiller municipal de droite s’est ainsi prononcé en faveur d’une modification du Plan Local d’Urbanisme voté en 2007.  Je me pris alors à rêver concernant le motif de cette demande. S’agissait-il pour la Droite campinoise de nous faire part de sa vision urbaniste innovante pour l’ensemble des quartiers de notre ville ? Nullement ! La Droite campinoise souhaitait-elle nous inviter à densifier notre ville au regard des préconisations de la démarche « Eco-Cités » du Grenelle de l’Environnement ? Non, il s’agissait tout simplement de « pouvoir agrandir nos maisons » ! Un projet de mise en place d’une véranda nécessite bien après tout d’être défendu en séance du conseil municipal. Point de surprise dans cette déclaration puisque tout le monde sait que la droite définit l’intérêt général comme la somme des intérêts particuliers.

 

Il ressort des différents discours de la Droite campinoise une impression d’anachronisme et d’obsolescence. En effet, l’utilisation répétée de termes comme « compétitivité » et « concurrence internationale » nous ramène aux valeurs rutilantes d’un néo-libéralisme « thatchérien » des années 80 bel et bien ringardisé par la crise mondiale de l’automne 2008. Les priorités politiques assénées par la Droite campinoise me laisse cette désagréable impression que cette dernière considère nos concitoyens comme des ressources marchandes secondaires au regard des priorités du système financier international.

 

Or, avec plus de 15 % de chômage et des jeunes actifs soumis aux aléas des contrats de travail courts et précaires, la population campinoise paie le prix fort d’une économie financiarisée qui broie les existences. Quand la Droite campinoise affirme inlassablement la priorité aux liaisons rapides entre les « pôles de compétitivité » de l’agglomération parisienne, l’on se dit que cette dernière n’a toujours pas intégré dans son logiciel politique les enjeux de la ville durable de demain. Grâce à un réseau dense de transports en commun, les villes qui composent le « cœur d’agglomération »  devront offrir aux citoyens des activités tertiaires bien réparties sur le territoire. Nous devons combattre le déséquilibre actuel d’aménagement de notre agglomération parisienne pouvant être résumé par un  « travail à l’Ouest, logements à l’Est ».

 

La politique consiste à prévoir, concevoir et programmer. La Droite campinoise préfère quant à elle vivre dans le passé et nous asséner un verbiage libéral qu’elle nous sert depuis près de 30 ans. Cette dernière ne perçoit toujours pas les changements de valeurs qui animent nos concitoyens. La crise mondiale de l’automne 2008 a  suscité une prise de conscience citoyenne. La majorité de la population souhaite désormais plus de lien social, de la proximité et une croissance économique plus vertueuse et plus respectueuse de son environnement. Les citoyens, lassés d’être utilisés et jetés par un capitalisme outrancier, s’engagent par exemple de plus en plus dans des associations ou dans des causes citoyennes afin de donner du sens à leur existence. De nombreux campinois refusent désormais de tomber dans le piège de l’égoïsme consumériste et de la peur d’autrui tendu par une Droite qui peine à percevoir les enjeux d’une société qu’il convient de rebâtir collectivement.

Par PhilippeFrank - Publié dans : champigny-sur-marne - Communauté : Les blogs socialistes
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Dimanche 15 novembre 2009

La crise financière qui affecte de plus en plus la stabilité économique des ménages campinois ne saurait néanmoins nous faire oublier la persistance d’une crise écologique plus discrète mais certaine. Alors nous pourrions certes afficher une mine affectée à la sortie des différents films écologiques qui se sont succédé sans pour autant trouver des solutions concrètes à l’échelle de Champigny-sur-Marne. Or, une des préconisations du Grenelle de l’Environnement porte sur la densification des villes de l’agglomération parisienne.

 

Nous ne pouvons en effet plus nous permettre de répondre à la demande de logements en construisant toujours plus loin de Paris au moyen du mitage des espaces agricoles. Faire construire sa maison à 80 kms de Paris n’a guère de sens quand le lotissement s’avère être totalement dépourvu de transports en commun et d’équipements publics et commerciaux. Nous ne combattrons pas efficacement l’utilisation de la voiture individuelle en fermant les yeux sur des constructions anarchiques et éloignées de maisons individuelles. Les villes du  Val-de-Marne doivent donc assumer leur responsabilité écologique en procédant à la densification de leur territoire.

 

Or, certaines communes du Val-de-Marne n’offrent plus d’opportunités foncières en raison d’une très forte densité de plus de 10.000 habitants/km2 (Vincennes (22.000 habitants/km2…), Saint-Mandé, Nogent-sur-Marne). En revanche, la faible densité de la commune de Champigny-sur-Marne (6000 habitants/km2) offre de réelles opportunités de densification et de développement d’un urbanisme novateur et éco-responsable. La densification des grands axes et du centre-ville constitue à mes yeux une priorité.

 

La Nationale 4 est actuellement insuffisamment dense en particulier en centre-ville ; les immeubles de 5 à 7 étages y sont trop rares. Le boulevard de Stalingrad devrait également faire l’objet de programmes immobiliers densificateurs. Je crois qu’une modification du dernier Plan Local d’Urbanisme de 2007 devrait affirmer un objectif raisonnable d’accroissement de la population de notre ville d’environ 10 % sur quelques années. Cet objectif serait certes actuellement difficilement réalisable au regard de la crise du secteur immobilier qui ne favorise guère les mises en chantier.

 

La ville durable de demain devra offrir des zones d’activité, des commerces, du sport et des loisirs, des espaces verts ainsi qu’un réseau développé de transports en commun. C’est ainsi que nous pourrons diminuer les déplacements automobiles. La ville dont il convient de programmer le développement à moyen et à long terme devrait se caractériser par de nombreuses démarches Haute Qualité Environnementale (H.Q.E) ainsi que par la multiplication d’éco-quartiers.

 

Espérons que la prochaine modification du Plan Local d’Urbanisme puisse inclure cet objectif de densification du territoire de notre ville de Champigny-sur-Marne.

Par PhilippeFrank - Publié dans : champigny-sur-marne - Communauté : Les blogs socialistes
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Vendredi 13 novembre 2009

L’affaire Ndiaye-Raoult s’ajoute à une liste croissante de déclarations de membres de l’UMP hostiles à l’égard de la libre expression démocratique. En effet, avant que le Député Eric Raoult ne s’insurge contre les propos d’opinion soit-disant « outranciers » de l’écrivain lauréate du Goncourt, ma sensibilité citoyenne avait précédemment été choquée par la véhémente attaque de Frédéric Lefebvre à l’encontre des journalistes au lendemain de l’élection de David Douillet à l’Assemblée Nationale.

 

Déjà à l’époque chacun pouvait percevoir que pour un pouvoir actuel soucieux de cacher son insolente incompétence (difficile de cacher en effet 300.000 chômeurs de plus et un endettement croissant de l’Etat…), il s’agissait d'avouer à demi-mot que le véritable travail d’investigation mené par des journalistes indépendants pouvait effectivement s’avérer gênant…

 

L’ire de Frédéric Lefebvre était certes compréhensible, un complot de manants ayant empêché la nomination du Prince Jean à la tête de l’EPAD. Remarquez, le népotisme nous change un peu du colonialisme historique d'Etat que l'on a tenté de raviver dans les manuels scolaires au moyen de l'osé "rôle positif de la colonisation"...Comprenons le récent malaise de Frédéric Lefebvre à l'encontre des médias, la Droite étant tellement plus habituée aux pseudo-analyses complaisantes d’une grande chaîne de télévision privée. Un reportage de proximité sur les œuvres d’un artisan-sabotier du Jura, ça éveille forcément l’esprit critique du citoyen !

 

Désormais même les écrivains ne savent plus se tenir ; on leur remet un prix littéraire et ils se mettent à critiquer notre bienveillant pouvoir. Ah si les artistes pouvaient être soumis au devoir de neutralité des fonctionnaires, il suffirait alors de muter les vilains canards à l’image des préfets ; tiens, ça ferait une bonne proposition de loi ! Quel monarque n’a pas rêvé secrètement d’imposer une culture unique d’Etat à l’image des Staline, Kadhafi ou autres Pinochet ?!

 

L’insolence des écrivains est cependant un problème récurrent dans notre pays, souvenez-vous de Victor Hugo et de son brûlot « Napoléon Le Petit »…Ce dernier aurait pris le risque dans la France actuelle de se faire invectiver par un député-défenseur de la veuve et de l’orphelin.

 

Je vous laisse imaginer le sort qui aurait pu être réservé à la tribune « J’accuse » d’Emile Zola. Bienheureux les Voltaire, Rousseau et autres Proudhon de ne pas avoir vécu dans la France de l’UMP ! Désormais la culture bienséante s’inscrit à la Star’Ac. Quand la liberté de la presse et de la culture s’avère être insidieusement menacée, il subsiste alors l’inattendue désinvolture des citoyens blogueurs.

 

 

 

 

 

Par PhilippeFrank - Publié dans : approches très personnelles - Communauté : Les blogs socialistes
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Mercredi 11 novembre 2009

 


INTERCOMMUNALITE NOISY LE SEC

 

Le grand défaut de l’intercommunalité réside dans le fait qu’elle semble être trop technique et réservée aux spécialistes politiques ou aux cadres de la fonction publique territoriale. Et pourtant cette dernière devrait faire l’objet de grands débats publics au regard de ses nombreux enjeux citoyens.


L’intercommunalité part du notoire principe que l’union fait la force en matière d’urbanisme et de logement, de développement économique, de gestion des ordures ménagères ou encore de gestion des équipements sportifs et culturels. La très grande majorité des 36.000 communes de notre pays ne peut évidemment pas fournir des équipements et des services publics en raison de faibles revenus fiscaux et parafiscaux.

 

L’intercommunalité sous ses diverses formes (communauté de communes, communauté d’agglomération, communauté urbaine) souffre d’un défaut majeur en passe d’être traité à savoir le fait que les délégués intercommunaux ne sont actuellement pas élus au suffrage universel mais nommés par leurs conseils municipaux respectifs. Toutefois, l’on sait d’ores et déjà que l’avant-projet de loi de réforme des collectivités territoriales examiné par les chambres parlementaires en décembre prochain propose la désignation des délégués intercommunaux au suffrage universel par un système de fléchage lors des élections municipales.

 

Le nouveau défaut de l’intercommunalité qui semble en train de découler de ce même avant-projet de loi de réforme des collectivités réside dans le fait que les exécutifs communaux choisissaient souvent de franchir le pas  de l’intercommunalité afin de partager des revenus disparates de taxe professionnelle (T.P.U) ; or, nul n’ignore que le Président de la République a affirmé sa volonté de supprimer la taxe professionnelle dès 2010.

 

Les dispositifs réglementaires actuels relatifs à l’intercommunalité n’aident pas les conseillers municipaux à trouver réponse à la question du seuil de population qui les inciterait à choisir ou à rejeter l’intercommunalité en connaissance de cause. A partir de quel nombre d’habitants une commune dispose-t-elle de la taille suffisante pour ne pas s’associer avec les communes riveraines ? 70.000 ? 100.000 ? 150.000 ? A titre d’exemple, la Communauté d’Agglomération de Cap Atlantique (région de Guérande – La Baule Escoublac) représente 15 communes pour une population de 66.000 habitants alors que la commune de Champigny-sur-Marne représente à elle seule 75.500 habitants…

 

Posons-nous ainsi avec pragmatisme la seule question susceptible d’intéresser le présent lecteur à savoir si la commune de Champigny-sur-Marne devrait intégrer ou non un Etablissement Public de Coopération Intercommunale.

 

Nous pourrions dans un premier temps trouver une réponse claire et affirmative en lisant l’avant-projet de loi de réforme des collectivités territoriales puisque ce dernier dispose que toute commune devra intégrer une intercommunalité d’ici 2014. Le Préfet aurait ainsi à la fois la faculté d’obliger une commune à intégrer un EPCI mais aussi celle de modifier le périmètre de l’EPCI en question (ex : fusion de deux EPCI).

 

Me concernant j’ai également trouvé une réponse dépourvue d’ambiguïté au sein du Parti Socialiste. Ce dernier s’avère être encore plus ambitieux en matière d’intercommunalité puisqu’il demande que « d’ici fin 2011 toutes les communes deviennent membres soit d’une communauté urbaine, soit d’une communauté d’agglomération soit d’une communauté de communes ». On ne peut être plus clair…

 

En tant que représentant du Parti Socialiste à Champigny-sur-Marne mais non membre du conseil municipal (le présent article est néanmoins rédigé sous mon seul avis citoyen), je ne peux donc qu’encourager l’exécutif de notre commune à engager un débat interne à ce sujet avant de porter ce débat au niveau du conseil municipal et des instances locales de démocratie participative (Rencontres Citoyennes, conseils de quartier).

 

Il n’existe pas de risque à lister les avantages et les inconvénients de l’intercommunalité pour notre commune de Champigny-sur-Marne et à tenter de faire partager cette analyse le plus largement possible. Je ne vois également pas pourquoi le maire de notre commune ne pourrait pas solliciter ses homologues des communes environnantes afin de leur soumettre un projet de territoire.

 

Il suffit de poser des conditions impératives à l’établissement de ce dialogue intercommunal. La première de ces conditions pourrait être que la commune-centre de cet EPCI soit la ville de Champigny-sur-Marne. Cette condition exclurait donc de ce dialogue la commune de Saint-Maur des Fossés avec qui il est vrai nous ne partageons pas beaucoup d’orientations politiques.

 

La deuxième condition pourrait porter sur le fait que l’EPCI à créer représente équitablement les différentes sensibilités politiques. Ainsi, la ville de Champigny-sur-Marne pourrait représenter environ 50 % du nombre de délégués intercommunaux en choisissant un périmètre adapté avec les communes de Joinville-le-Pont, Villiers-sur-Marne et Bry-sur-Marne. On atteindrait ainsi une population voisine de 150.000 habitants susceptible d’octroyer des économies d’échelles dans de nombreux projets locaux.

 

Quant au niveau d’intégration souhaité, il me semble que la forme de la communauté d’agglomération soit à la fois ambitieuse et raisonnable.

 

La troisième condition me semble être la plus importante ; il s’agit en effet d’obtenir l’accord de chaque commune susceptible d’intégrer l’EPCI quant à l’objectif de respect de la Loi de Solidarité et de Renouvellement Urbain (Loi S.R.U de 2000) dans sa disposition du seuil de 20 % de logements sociaux. La commune de Champigny-sur-Marne pourrait ainsi s’engager à ne pas dépasser son chiffre actuel de 40 % de logements sociaux à condition que les communes de droite acceptent d’atteindre rapidement le seuil des 20 %.

 

Enfin l’objectif de ce dialogue intercommunal réside dans le fait de pouvoir lister les points d’accord et de désaccord existants entre les exécutifs intercommunaux au regard des avantages espérés de part et d’autre quant à la création d’un EPCI.

 

Je suis loin de penser que ce dialogue intercommunal puisse aboutir au regard du fossé politique existant entre notre commune de Champigny-sur-Marne et les communes environnantes mais je pense également que les difficultés financières croissantes issues de la crise financière et de l’endettement de l’Etat doivent nous amener à créer ce dialogue attendu par de nombreux citoyens.

 

Les questions posées par l’intercommunalité sont à la fois simples et conséquentes. Ainsi, peut-on concevoir seul un Plan Local d’Urbanisme quand de nombreux campinois vivent à la frontière entre plusieurs communes ? Nul ne peut contester qu’un Campinois de La Fourchette s’intéresse autant au développement de Joinville Le Pont que de Champigny-sur-Marne ou encore qu’un Campinois du quartier des Perroquets fréquente le marché de Villiers-sur-Marne tout en résidant à Champigny-sur-Marne.

 

La commune de Champigny-sur-Marne pourra-t-elle concevoir seule l’urbanisme durable et éco-responsable attendu des citoyens sans réaliser de concertation avec les communes environnantes ? Un plan de programmation des  déplacements urbains ne s’inscrit-il pas par nature dans un schéma intercommunal ?

 

L’argument financier s’avère être primordial en matière d’intercommunalité même dans le cadre d’une suppression de la taxe professionnelle. En effet, les citoyens doivent savoir que les dotations financières de l’Etat sont revues à la baisse quand la commune concernée n’appartient pas à un établissement intercommunal.

 

D’autre part, l’obtention des dotations financières nécessaires au renforcement des transports en commun dans les quartiers enclavés de l’Est de notre ville sera d’autant plus aisée que cette demande sera effectuée au titre de l’intérêt intercommunal d’un EPCI de 150.000 habitants.

 

Enfin, la création et la maintenance de nombreux équipements sportifs et culturels seraient facilitées par une mise en commun intercommunale de la capacité d’investissement. L’intercommunalité favoriserait aussi logiquement un accroissement de la fréquentation de ces équipements.

 

La gestion politique d’une intercommunalité composée de communes de gauche et de droite est souvent complexe ; les délibérations intercommunales y sont souvent obtenues au moyen de compromis et de longues négociations. Cependant, les citoyens n’attendent-ils pas que nous dépassions les clivages gauche-droite quand il s’agit de développer des équipements et des services sollicités par l’ensemble de la population ?

 

A l’aube de 2010, moins d’un Val-de-Marnais sous deux vit dans le cadre d’une intercommunalité. Cette situation serait imputable aux clivages politiques. Je conteste cette analyse puisque de nombreuses communes de droite n’ont pas rejoint une intercommunalité attenante à majorité UMP. Ainsi, la communauté d’agglomération de Nogent-Le Perreux n’a pas été rejointe par les communes « amies » de Bry-sur-Marne et de Villiers-sur-Marne…

 

Les communes communistes de Vitry-sur-Seine, d’Ivry-sur-Seine, de Villejuif, de Choisy-le-Roi et de Chevilly-Larue auraient pu mettre en place une importante intercommunalité du Sud Val-de-Marne et ne l’ont pourtant pas fait.

 

Les socialistes du Val-de-Marne nous offrent en revanche l’exemple réussi de la Communauté d’Agglomération de Plaine-Centrale (Créteil, Alfortville et Limeil-Brévannes). Cet EPCI a fortement investi dans la construction et dans la rénovation d’équipements sportifs (stade Duvauchelle par exemple) et culturels (Ecole de musique de Créteil) et remodèle chaque jour l’urbanisme commercial (centre commercial d’Echat) de ses communes adhérentes.

 

A titre de conclusion, je rappellerais volontiers que la commune de Champigny-sur-Marne risque d’être intégrée « de force » par décision préfectorale à l’approche de 2014. Les Campinois apprécieraient sans doute que l’on fasse preuve d’initiative sans trop tarder afin de maîtriser notre destin. Nous pourrions ainsi entamer une réflexion collective locale à ce sujet afin de choisir nos partenaires sur la base d’un projet de territoire partagé.

 

 

  P.S : Les lecteurs de mon blog sont naturellement invités à commenter cet article et à exprimer leur vision de l'intercommunalité, quelle que soit leur appartenance politique, syndicale ou associative...La seule limite fixée à la liberté d'expression des opinions sur le présent blog concerne les insultes ou la diffamation.

 

 

Par PhilippeFrank - Publié dans : champigny-sur-marne - Communauté : Les blogs socialistes
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Mercredi 26 août 2009

Voici une reprise d'argumentaires, du Député Européen PS Henri Weber, contre les primaires :
"
La Commission socialiste sur les primaires, présidée par Arnaud Montebourg propose de désigner notre candidat à l’élection présidentielle au moyen d’une «primaire de toute la gauche», sur le modèle italien . Tous les électeurs se réclamant de la gauche seraient invités à choisir entre des candidats émanant des divers partis ou associations progressistes. Le vainqueur, désigné par plusieurs millions de citoyens, bénéficierait d’une légitimité et d’une dynamique politiques formidables.

Cette procédure permettrait de surmonter la crise de leadership qui frappe la plupart des partis de gauche et de sélectionner le candidat le plus apte à l’emporter dans notre démocratie d’opinion. La proposition est séduisante, mais elle suscite toutefois cinq objections.

1. Tout d’abord, c’est une proposition irréaliste. Les principales familles politiques de la gauche veulent figurer dans cette reine de toutes les élections, qu’est, en France, l’élection présidentielle. Elles sont d’autant moins enclines aujourd’hui à passer leur tour, que la grave crise que traverse le Parti socialiste leur laisse espérer agrandir leur place au soleil. La primaire de toute la gauche existe, c’est le premier tour de l’élection présidentielle.

Une certaine pluralité des candidatures à gauche est souhaitable, à condition qu’il y ait un accord de désistement au second tour, fondé sur un contrat de gouvernement. En édifiant «la Maison commune de la gauche», c’est à cela que nous travaillons. Il faut ratisser large, si on veut rassembler ample.

2. La primaire de toute la gauche peut-être fortement contre-productive. Les candidatures seront nombreuses, puisque le rapport Montebourg recommande des «critères peu restrictifs» pour pouvoir concourir.

La campagne pour la désignation sera longue et âpre : les candidats mettront naturellement l’accent sur ce qui les oppose, non ce sur ce qui les unit.

Les contentieux risquent d’être nombreux, car il est difficile d’assurer la sincérité du vote lorsqu’on ne dispose pas, pour l’organiser, de l’administration municipale. Si les primaires italiennes ont été bon enfant, c’est parce qu’elles étaient des primaires de ratification.

3. Romano Prodi avait été désigné par les partis formant la coalition de l’Olivier. Les primaires qui ont suivi visaient à ratifier ce choix par les électeurs afin de donner à Prodi une légitimité populaire qui lui manquait. Il en fut de même avec Walter Veltroni. Dans les deux cas, l’issue ne faisait guère de doute.

4. La «primaire de toute la gauche» qui nous est proposée est d’une toute autre nature. Il s’agit d’une primaire de désignation. Son enjeu est énorme, son issue est d’autant plus incertaine que les candidats socialistes en lice seront nombreux.

Le séquençage en trois étapes, proposé par le rapport - d’abord le vote dans 10 départements, ensuite dans 20, enfin dans toute la France - constitue une procédure lourde et peu conforme à notre culture politique. Les primaires à l’américaine sont adaptées au fédéralisme des Etats-Unis, elles ne sont pas transposables dans un Etat centralisé comme la France.

5. On peut faire confiance au Grand Communicant de l’Elysée pour stigmatiser la division et le nombrilisme de la gauche, contrastant avec l’unité et le sens de l’intérêt général de l’UMP et de son gouvernement. Sarkozy ne restera pas inerte. Organiser une confrontation aussi conflictuelle et complexe entre janvier et juin 2011, au plus fort de la crise, c’est donner à la droite des verges pour se faire battre."


"Le débat sur l'alliance PS-Verts-MoDem ne se fait sur aucun thème concret, il est uniquement question de combinaisons politiciennes"
"le Parti socialiste est dans un processus d'effondrement opportuniste. Jean-Luc Mélenchon (PG)

'"Il y en a qui cherchent à imaginer des primaires à gauche pour 2012", alors qu'ils "feraient bien de chercher à ne pas être les derniers contre la droite en 2009". Olivier Besancenot (NPA)

Pierre Laurent, coordinateur national du Parti communiste français, estime que les spéculations sur une « grande coalition » évacuent tout débat sur l’alternative à opposer à un système en crise

Par PhilippeFrank - Publié dans : parti socialiste - Communauté : Les blogs socialistes
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Mardi 25 août 2009

Les vacances prennent fin mais les égos de certains « lieutenants » socialistes se portent à merveille. Résumons, Vincent Peillon enfile le costume de 1er Secrétaire du PS qu’il n’est pas, afin de relancer la question de l’alliance avec le MODEM, quand Arnaud Montebourg se permet de menacer de quitter le PS si son projet de « primaires ouvertes » ne voit pas rapidement le jour. Alors certes ne comparons pas ces deux « poids lourds » du PS puisque Arnaud Montebourg a été mandaté par Martine Aubry en vue de l’examen de cette question des primaires, alors que Vincent Peillon se permet de négocier avec le MODEM une alliance politique sans disposer de la moindre légitimité pour le faire.

 

Arnaud Montebourg n’est pas critiquable au titre de son travail en faveur des primaires ouvertes, mais plutôt en raison du chantage à la démission qu’il ajoute en guise de conclusion. Menacer de démissionner en cas de rejet du projet de primaires ouvertes ou en cas de mise en œuvre tardive de ce mode de désignation, constitue véritablement un acte irrespectueux à l’égard des adhérents du PS, seuls habilités à voter en faveur de ce changement statutaire majeur. Ayons le courage de répondre à Arnaud Montebourg que les adhérents socialistes se prononceront librement sur cette question en dépit du risque de démission le concernant; nul ne saurait être considéré comme étant irremplaçable dans une organisation partisane. 

 

Concernant l’initiative douteuse de Vincent Peillon relative à la question de nos alliances électorales et en dépit du respect voire de l’admiration intellectuelle que j’éprouve à l’égard de ce dernier, j’aimerais qualifier cette dernière de manœuvre politicienne douteuse et potentiellement destructrice.

 

Vincent Peillon ne doit pas méconnaître les statuts du Parti Socialiste qui disposent que les questions stratégiques majeures comme la thématique des alliances électorales sont examinées et soumises au vote des militants lors de « congrès ». A ce sujet, la question d’une éventuelle alliance politique et électorale avec le MODEM a été rejetée par 71 % des adhérents socialistes (motions A, C et D) lors du Congrès de Reims de novembre 2008. En conséquence, cette hypothèse est statutairement enterrée jusqu’au prochain congrès du Printemps 2011.

 

Au niveau de notre Fédération du Val-de-Marne, je crois pouvoir affirmer sans trop prendre de risques que la désastreuse expérience de gestion municipale commune PS-MODEM de Chennevières-sur-Marne ne saurait favoriser une quelconque ouverture à l’égard du MODEM du Val-de-Marne.

 

Quant à la situation du conseil municipal de Champigny-sur-Marne, je réaffirme sans ambiguïté le constat que le groupe MODEM se qualifie « d’opposition municipale » alors que le groupe socialiste se revendique fièrement comme membre de la « majorité municipale » PCF-PS-PG. En tant que Secrétaire de Section de Champigny-sur-Marne, je me suis suffisamment exprimé sur le site internet du MODEM de Champigny afin de réitérer ma ferme opposition à toute alliance locale PS-MODEM. M. Laurent JEANNE sait à quoi s’en tenir au sujet des socialistes de Champigny-sur-Marne.

 

Mais je tiens à examiner à nouveau cette question des alliances politiques sur le fond. Nul n’ignore que les partenaires d’une alliance politique conservent leur identité ainsi que leurs spécificités. La question réellement posée se résumerait plutôt au fait de savoir si nos convergences sont plus substantielles que nos divergences.

 

A ce sujet, nul ne rejette le fait que nos points de convergence à l’égard des Verts sont plus nombreux que nos facteurs de divergence. Méfions-nous néanmoins de l’opposition idéologique systématique des Verts à l’encontre de l’énergie nucléaire. Nulle énergie propre ne procurera 78 % de l’énergie consommée dans notre pays comme le réalise actuellement le mode de production nucléaire. Nous pouvons néanmoins nous retrouver avec Les Verts sur le soutien public massif à assurer aux biotechnologies. Les Français ne s’y trompent d’ailleurs pas puisqu’ils privilégient d’abord une entente PS-Europe Ecologie à 64 %.

 

Néanmoins, l’opinion publique s’étonnera de la volonté manifeste de Daniel Cohn-Bendit de « tailler les socialistes » lors des Régionales de 2010 pour ensuite nous rejoindre amicalement en vue des Présidentielles de 2012…Cherchez donc une quelconque cohérence politique dans ce choix saugrenu. Compte-tenu du fait que Les Verts sont membres des majorités politiques sortantes des 20 régions gérées par le PS, cela signifie logiquement que « Danny » se désolidarise  des délibérations adoptées par les groupes régionaux des Verts…Je crois que Daniel Cohn-Bendit devrait se méfier de sa propre euphorie « européenne » et se rappeler sagement que les Français votent différemment en fonction de l’importance qu’ils accordent à chaque scrutin.

 

Avec le Parti Communiste nous partageons sans nul doute plus d’objectifs politiques que nous ne constatons de divergences. Nous nous retrouvons fondamentalement sur le rejet de la fatalité des inégalités sociales. Nous n’acceptons pas que le capitalisme puisse occasionner tant de ‘dommages sociaux collatéraux » et nous partageons la volonté de maintenir des services publics conséquents. Enfin, nous défendons ensemble la progressivité de l’impôt. Le Parti Socialiste peut réellement trouver des points d’accord avec des analyses économiques, sociales et écologiques du mouvement alter-mondialiste (ex : ATTAC).

 

Ainsi et avant même le Modem, les français interrogés préfèrent une alliance PS-gauche antilibérale (NPA, PCF, etc.), comme les sympathisants de gauche (62 %) et ceux du PS (60 %). Acceptons néanmoins d’affirmer que nous avons peu de chances de trouver un accord avec le NPA.

 

Venons en au cas du MODEM. Premier constat, la très grande majorité des cadres politiques du MODEM se caractérisent par des parcours militants et d’élus « à droite ». On y trouve un fonds idéologique ancré dans la démocratie chrétienne ainsi qu’une lecture économique favorable aux « politiques de l’offre ». Ainsi, nous attendons toujours que le MODEM se prononce clairement en faveur du sacro-saint principe de gauche de « progressivité de l’impôt ».

 

Il serait intéressant de retrouver les déclarations politiques de la « giscardienne » Marielle de Sarnez lors de la mandature Jospin 1997-2002. François BAYROU et Marielle de Sarnez ont-ils soutenu à l’époque les 35 heures ? Permettez-moi d’exprimer des doutes à ce sujet. Les jeunes Bayrou et De Sarnez ont-ils souri le soir de l’élection de François Mitterrand en 1981 ? Les doutes m’assaillent…En matière économique et sociale j’affirme que le MODEM appartient plus que jamais à la grande famille de droite comme le démontre la teneur des échanges entre adhérents du MODEM disponible sur le lien suivant :

http://bayrou-modem.exprimetoi.net/programme-du-modem-boite-a-idees-f65/ultraliberalisation-du-travail-baisse-des-salaires-t2542.htm

 

Il me semble néanmoins difficile pour François BAYROU de ne pas verser dans un anti-sarkozysme systématique quand les 4/5 des cadres du MODEM ont rejoint le parti du « Nouveau Centre » en 2007…Un MODEM menacé de disparition, disposant de trois députés à l’Assemblée Nationale, et laminé lors des dernières élections européennes, n’a alors plus d’autres choix que de rejoindre la majorité UMP et dans ce cas de disparaître, ou bien de quémander la bienveillance politique du PS en se contentant de demander une modification du mode de scrutin à l’Assemblée Nationale en cas de victoire de la nouvelle coalition électorale.

 

Et c’est là où Vincent PEILLON concède ce souhait d’instauration du mode de scrutin à la proportionnelle alors que le PS dispose pourtant d’une sur-représentation à l’Assemblée Nationale due au scrutin majoritaire à deux tours…Curieux désir de diminuer l’importance de son propre parti…

 

Alors en dépit de ces profondes divergences économiques et sociales constatées entre les deux partis, peut-on noter des points de convergence entre le PS et le MODEM dans d’autres domaines de la vie nationale ? Une vision commune de la réforme des institutions de la Ve République ? Cela reste à prouver…Une vision partagée de la politique de l’immigration ? Cela reste à clarifier…Une vision commune et ambitieuse de la place des services publics ? Peut-être à condition que le MODEM puisse l’inscrire dans son objectif obsessionnel de diminution de la dette publique…Un projet écologique commun ? Probablement mais dans une moindre mesure que ce nous partageons avec les Verts.

 

Mais pourquoi diable le PS devrait-il établir des concessions électorales à l’attention d’un MODEM à l’agonie ? Pour adoucir nos préconisations économiques et sociales ? Pour mettre en place un mode de scrutin proportionnel qui rendra ingouvernable une majorité politique parlementaire à l’image des gouvernements de quelques jours de la IVe République ? Pour provoquer l’implosion du PS et la recomposition de la gauche en faveur de deux blocs « Aile gauche du PS – Parti de Gauche – PCF – NPA – altermondialites » et « aile droite du PS – Modem – Verts ». L’existence de ces deux blocs politiques symboliserait ainsi l’impossibilité de gagner une élection présidentielle face à une Droite unie.

 

Ce que nous savons localement du MODEM a tristement été observé au sein du Conseil Municipal de Chennevières-sur-Marne de 2008 à 2009, période pendant laquelle le soi-disant allié MODEM du maire PS a empêché le vote du budget communal. Le groupe MODEM de Chennevières-sur-Marne ne s’est pas économisé dans des tractations politiciennes de bas étage pour au final provoquer l’échec du maire socialiste Alexandre MINEO. Depuis, la mairie de Chennevières-sur-Marne a été reconquise par l’UMP…

 

Je conclurai sur ce sondage Viavoice (1), qui met en évidence que 42% (contre 52% qui y sont opposés) des Français souhaitent une alliance PS-Modem. Les sympathisants de gauche (échantillon de 531 personnes) la rejettent à 53 %.

 

Enterrons définitivement l’hypothèse MODEM avant que cette dernièr ne provoque l’implosion du Parti Socialiste.


A titre d'illustration de mes propos sur le MODEM, je tiens à publier l'avis de Martin Sculz, Président du groupe socialiste au parlement européen de Strasbourg : 

" A la maison, il parle comme Karl Marx en exil, mais à Bruxelles, il est avec des sauvages néolibéraux " (à propos de François Bayrou) 

 

 

 

 

Par PhilippeFrank - Publié dans : parti socialiste - Communauté : Les blogs socialistes
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Dimanche 23 août 2009
Toute ressemblance avec des faits réels ne serait que pure coincidence...

Par PhilippeFrank - Publié dans : approches très personnelles - Communauté : Les blogs socialistes
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Vendredi 21 août 2009

Jadis considérées avec soupçon, les primaires, ouvertes et « populaires », sont désormais très en vogue au sein du PS, comme la martingale – ou « l’heureuse surprise », pour reprendre le terme d’Arnaud Montebourg et d’Olivier Ferrand – qui permettra de sauver la vieille maison.

Tout le monde s’y convertit, abandonnant au passage les réserves d’hier – le consensus se fait même sur des primaires co-organisées par plusieurs partis – et accréditant l’idée selon laquelle les critiques contre ce mode de désignation seraient le seul fait de poches de réaction bien enracinées, se situant du côté de la fabiusie ou de la hollandie.


Cette situation est une des pires que l’on puisse imaginer, même pour un défenseur des primaires (ce que je suis).

D’un côté, l’adhésion aussi soudaine que générale, et irraisonnée, à un outil institutionnel, que l’on voudrait voir guérir tous les maux des socialistes. De l’autre côté, la mise en scène d’un clivage simplificateur et exclusif entre rénovateurs-quadra-pro-primaires et éléphants-apparatchiks-défenseurs-du-vieux-parti. Or on ne peut réduire le débat sur la rénovation du socialisme
à ce « pour ou contre les primaires ».


Ce d’autant plus qu’un débat de ce type peut vite devenir une façon biaisée de faire disparaître, l’air de rien, ce qu’il y avait de bon dans le PS – la reconnaissance des courants de pensée, l’élaboration collective de la ligne politique, la méfiance envers l’obsession présidentielle – au nom d’une adaptation à une « modernité » très discutable.


Lu avec ces précautions à l’esprit, le rapport de la « commission primaires » du PS, dirigée par Arnaud Montebourg et Manuel Valls, pose plusieurs problèmes qu’il faut affronter ouvertement.

 

Les primaires, de l’Atlantique à l’Oural ou au-delà ?

 

D’abord conçues comme limitées au seul PS , les primaires sont désormais, effet collatéral des européennes peut-être, très largement ouvertes à qui le voudra. Un « qui » plutôt flou puisque désigné tour à tour dans le rapport par les concepts de « partis de gauche », de « progressistes » ou encore de « gauche de gouvernement ».


Ce qui recouvre des stratégies en vérité totalement différentes. Veut-on reproduire la gauche plurielle, résorber la fracture avec l’extrême gauche, tendre la main au MoDem, ou tout cela à la fois ?


Est posée la question du périmètre, et donc de la définition, de notre camp politique. En l’esquivant, on risque de tomber dans l’opportunisme et une désarticulation idéologique totale.

 

Comment convaincre nos partenaires de nous faire « l’aumône » d’une primaire ?


La conjoncture politique post-européennes, jointe aux recompositions de plus long terme au sein de la gauche, ont changé notre rapport de force avec nos partenaires. Non seulement est-il difficile aujourd’hui d’aller jouer les fiers-à-bras dans les négociations avec eux, mais plus encore, leur intérêt pour les rapprochements que nous leur refusions naguère s’est sans doute également émoussé. Il va falloir solidement argumenter pour convaincre des Verts à 15%, par exemple, de se joindre à des primaires organisées par nos soins.


Une condition de réussite est l’honnêteté de la compétition, pour qu’elle n’ait pas l’aspect d’une investiture masquée et réglée d’avance du seul candidat du PS. Cela nécessite que le PS se mette réellement en danger. Reste ensuite la motivation. Il faut créer des mécanismes compensant la perte de la manne financière et médiatique que constitue la participation à la présidentielle pour un parti.


Cela implique une négociation très claire, et préalable, sur la répartition des financements de campagne et du temps de parole (donc du porte-parolat) entre tous les parti participants à la primaire. Accord qu’il faut arrêter dès avant le début de la désignation pour que tout soit transparent et que nul ne puisse en tirer prétexte pour se désolidariser du bloc politique constitué, une fois le candidat choisi.

 

La ligne politique peut-elle survivre au projet self-service ?

 

Pour en finir avec l’instrumentalisation des idées et les projets-patchwork, le rapport propose que l’on tranche à la fois sur un candidat et le programme qu’il porte. Le rôle intellectuel du parti devient alors l’organisation de conventions de travail libérées de toute nécessité de trancher, et ne servant plus qu’à produire des idées nouvelles dans lesquels viennent piocher les candidats. Il n’y aurait plus vraiment de ligne politique du parti.


On voit ce qu’il y a au bout du chemin : l’externalisation de la fonction de production d’idées. Car s’il n’y a plus de projet contraignant, les candidats n’auront même pas intérêt à participer au « pot commun » des conventions nationales ; il leur sera plus utile de travailler chacun de leur côté, ou de louer les services de think tanks pour avoir la primauté sur des propositions « innovantes ».


Qui plus est, la pluralité intellectuelle serait encore amoindrie, puisque selon une sorte de principe « the winner takes it all », le vainqueur de la primaire peut imposer son programme au parti ! On peut pourtant envisager des alternatives, comme celles d’un système mixte où de grandes orientations contraignantes seraient votées par les militants, et définiraient ce qui reste à trancher entre les candidats.

 

Quel avenir pour le PS …

 

Si on essaie de prévoir l’instanciation pratique et les conséquences des primaires,  on arrive vite à la conclusion qu’il est probable qu’elles aient l’effet d’une bombe sur les grands principes actuels du parti. C’est d’abord le premier secrétaire qui est effacé avec un tel système, entièrement conçu pour donner un maximum de légitimité au vainqueur de la primaire (quelle légitimité reste-t-il au chef élu des militants dans ce cadre ?).


Son rôle serait donc à revoir, soit surintendant chargé du bon déroulé des primaires, soit président de régime parlementaire, sage sans réel pouvoir décisionnel. C’est dans un deuxième temps tout le fonctionnement par courants qui devient obsolète. Tout pousserait les militants à s’organiser derrière des individus, en cohérence avec la logique des primaires. On risquerait de voir en conséquence une balkanisation du parti bien pire que celle que nous connaissons actuellement.


et pour ses militants ?


 

On dit peu de choses du devenir des militants, hormis le fait qu’ils deviennent les agents recruteurs et les organisateurs de la primaire. Quel intérêt aurait-on encore, dans ce système, à adhérer effectivement et ne pas se contenter de s’inscrire pour participer aux seules primaires ?


Il faut donner un donner nouveau contenu au concept de militant. Réciproquement, il faudrait réfléchir au statut que l’on donne à la nouvelle population de « sympathisants enregistrés » institutionnalisée par la possibilité de s’inscrire sur le registre des primaires. En l’état, ils risquent surtout de faire une sorte de concurrence déloyale aux militants.

 

Renouvèlement ou adoubement élargi des mêmes élites ?

 

Le problème de la gauche n’est pas seulement son incapacité à se trouver un chef : il est aussi sa propension à fonctionner en circuit fermé, à recycler sans cesse les mêmes personnels politiques, très largement issus du sérail des appareils.


Or si le système décrit dans le rapport permet d’apporter du sang frais à la base, il reste très strict sur les normes pour candidater à la magistrature suprême, rendant l’onction d’un parti organisateur obligatoire. Si on va jusqu’au bout de la logique d’ouverture, pourquoi ne pas rendre possible des candidatures directement issues du mouvement social, voire de la société civile ?


Des limites de la conception des primaires comme remède miracle

 

Le rapport de la commission primaires est une somme intéressante. Mais il présente le double défaut de ne pas tirer toutes les conséquences de ses propositions, et de ne pas toujours dire ce qu’il vise au bout du compte. Le parti qu’il dessine en creux – machine électorale pour la présidentielle, à laquelle l’adhésion est très lâche, et dont les prérogatives entre deux scrutins sont réduites à de l’intendance – ressemble fort à une sorte d’adaptation française du parti démocrate américain, qui exacerbera autant qu’elle l’institutionnalisera la course à l’Élysée. Mais les États-Unis ne sont pas la France, et le militantisme politique européen, et français en particulier, a ses particularités qu’on ne peut ignorer.


Les militants de gauche, eux, ne demandent pas le démantèlement du parti socialiste ; ils souhaitent d’une part sa revivification, et d’autre part qu’un rassemblement le plus large possible entreprenne de répondre à une seule grande question : qu’est-ce qu’être de gauche aujourd’hui ?


Le vrai débat n’est donc pas « pour ou contre les primaires ». Et c’est même uniquement si l’on a une idée claire de la gauche et du parti que l’on veut que l’on pourra, ensuite, concevoir des primaires qui soient un vrai outil pour le changement, et non pas un placebo incontrôlé qui affaiblit le malade autant qu’il semble le soigner.

 


Romain Pigenel

 

Par PhilippeFrank - Publié dans : parti socialiste - Communauté : Les blogs socialistes
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Mardi 4 août 2009
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir,
Si tu peux être amant sans être fou d’amour ;
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre Et , te sentant haï, sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles, Sans mentir toi-même d’un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères, Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître, Sans jamais devenir sceptique ou destructeur Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître, Penser, sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage, Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer triomphe après défaite Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront ;
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et,
ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils.


Rudyard KIPLING
Par PhilippeFrank - Publié dans : approches très personnelles - Communauté : Les blogs socialistes
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Samedi 25 juillet 2009

Le site Web de campagne de l'ancien candidat à l'élection présidentielle Nicolas Sarkozy est actuellement référencé d'une manière pour le moins singulière par Google.

Sur le moteur de recherche le plus utilisé au monde et en France, la requête " trou du cul du Web " affiche en tête de la page des résultats
www.sarkozy.fr.

Par PhilippeFrank - Publié dans : divers - Communauté : Les blogs socialistes
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